Archives de catégorie : Echos du CNVVF

Rougegoutte ou le plaisir de vivre ensemble

Niché dans un écrin de verdure entre plaine et versants boisés, au sein du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges, le village de Rougegoutte offre un cadre de vie remarquable, entre paysage, végétal et fleurissement. La municipalité s’engage à soutenir l’embellissement du village en travaillant aux côtés de 60 bénévoles passionnés qui dessinent quotidiennement, depuis désormais 48 ans, les espaces de vie de Rougegoutte.

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dans le numéro de Juin-Juillet 2019, abonnez-vous

Mesnières-en-Bray, l’identité nature attire !

Des bornes informatives ont été installées à proximité de la voie verte et sur les sentiers de découverte, pour signaler les points d’intérêts du village. Là encore, le végétal dans sa diversité amène de la qualité à ces petits aménagements.

Au cœur de la Normandie, en Seine-Maritime, le petit village de Mesnières-en-Bray, 1 000 habitants, charme habitants et visiteurs par son identité nature. Au fil des ans, l’équipe municipale a su renouveler ses pratiques, entre tradition et environnement, pour être en adéquation avec ce paysage brayon préservé.

Bienvenue en Pays de Bray : en plein cœur de la Normandie, un paysage ouvert sur des collines verdoyantes, une terre d’élevage parsemée de haies, de bosquets et de boisements. Un paysage préservé donc, mais peu connu, comme l’avoue Dany Minel, maire de Mesnières-en-Bray depuis 30 ans. “Cette région naturelle ne parle pas à grand monde. Pourtant, elle offre une richesse paysagère incontestable, sur l’axe entre Dieppe et Paris, sur le chemin des touristes anglais venant nombreux découvrir le territoire. Consciente de nos atouts, avec une faune et flore relativement communes mais généreuses, mais aussi un joli patrimoine, à l’image du château renaissance de Mesnières, avec ses tours blanches et ses toits d’ardoises pentus rappelant ceux des châteaux de la Loire, l’équipe municipale a ainsi décidé de jouer la carte du tourisme, qui permet de concilier préservation de la nature et développement de l’économie locale”. Pour ce faire, le végétal, sous une forme de plus en plus naturelle, est venu progressivement adoucir l’urbanisation de ce village-rue et valoriser le petit patrimoine, en se mêlant à un fleurissement traditionnel pour mettre en valeur l’identité locale. En toute simplicité, plusieurs aménagements, entre jardins, sentiers de découverte, aire de bivouac ou encore zone humide aménagée proposent désormais des lieux chaleureux et accueillants aux visiteurs qui viennent de plus en plus nombreux.

L’équipe municipale, composée d’élus et d’agents motivés, met en valeur les entrées du village pour attirer les visiteurs. En accord avec son identité nature, les annuelles sont peu à peu remplacées par des vivaces et des vagabondes, qui accueillent aussi des vagabondes.

Jouer la carte du tourisme

C’est un beau pari de l’équipe municipale que d’avoir misé sur le tourisme pour développer l’attractivité du village, et, qui plus est réussi, comme en témoigne la 4e fleur apposée depuis 2015 sur les panneaux d’entrée du village. “Pour une municipalité, il est plus facile de jouer sur le tourisme, que sur les activités agricoles ou industrielles. Cela nous permet, par la même occasion, de valoriser et de préserver une nature généreuse. Ainsi, dès 1992, nous avons favorisé l’installation d’une épicerie rurale multi-services (restaurant, épicerie, bar, tabac) en plein cœur de village pour les habitants et les visiteurs de passage. Aujourd’hui, chambres d’hôtes et gîte rural (soit au total six hébergements) sont à disposition des visiteurs, auxquels s’ajoutent les 400 lits du lycée d’enseignement agricole et forestier installé dans le château renaissance disponibles les weekends et vacances scolaires. Dans l’optique de faire venir du monde et de renforcer notre accueil, nous avons mis en place de nombreux dispositifs, à commencer par des bornes informatives indiquant les lieux d’intérêt du village. Notamment le long de la voie verte où de nombreux vélos circulent. Celle-ci s’inscrit en effet dans le projet de liaison verte Paris-Londres, avec pour l’instant 50 km réalisés sur une ancienne voie ferrée désaffectée qui reliait Dieppe à la gare Saint-Lazare” précise Dany Minel. En accord avec l’architecture traditionnelle, un poulailler brayon a été recréé et fait office d’abribus, un pigeonnier offre un abri aux randonneurs et, enfin, un four à pain intègre des toilettes publiques, tout cela étant souvent agrémenté de rosiers grimpants florifères et odorants. Pour compléter l’offre : la mise à disposition d’une aire de bivouac pour les randonneurs à proximité de la voie verte de 19 h à 9 h du matin, ainsi que la création d’une aire de camping-car de 15 places, à 150 m de l’épicerie du village. Tous ces points d’intérêts sont recensés au sein d’un topoguide de 11 fiches réalisé par la municipalité et qui présente, d’ailleurs, les deux circuits pédagogiques de découverte de la biodiversité locale.

Au sein des trois jardins publics créés dans le village, des expositions de photos prises par les habitants mettent en valeur le patrimoine bâti et les richesses de Mesnières.

Attirer autour de la biodiversité

L’équipe municipale valorise en effet la biodiversité en la plaçant au cœur de son offre touristique. Ainsi, “bien qu’ayant peu de moyens, en étant au 34e rang des communes les moins privilégiées de France selon les critères d’attribution de la DGF (Dotation Générale de Fonctionnement), nous avons acquis deux espaces naturels afin de protéger et de valoriser ces milieux particuliers et leurs cortèges associés : une pelouse calcicole et une zone humide. Nous avons aménagé cette dernière de façon simple, avec un sentier, des bancs, un observatoire et des panneaux pédagogiques, et cela grâce à des subventions européennes et de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie” souligne le maire. Ainsi, les circuits pédagogiques de découverte de la biodiversité, dont l’un a pour thématique les arbres et arbustes, desservent ces points d’intérêt naturalistes, afin de sensibiliser les promeneurs à la protection des milieux naturels et à la biodiversité ordinaire, mais également aux nouvelles pratiques d’entretien, comme au niveau des trois jardins publics créés ces dernières années. Des visites sont d’ailleurs proposées, sur simple inscription auprès de la mairie, de 1 à 3 h de balade, autour de la biodiversité. Ces dernières sont réalisées soit par le maire ou les élus, soit par les ambassadeurs. Ce principe a été créé “pour que les habitants deviennent eux-mêmes ambassadeurs de leur village et donnent envie à de nouvelles familles de venir s’installer. Des explications sont données sur divers points : l’acceptation des fleurs sauvages dans les massifs d’annuelles et des plantes qui s’installent dans les murs, l’utilisation de vivaces et la diminution des points de fleurissement hors-sol pour économiser l’eau, la récupération des eaux pluviales, le désherbage à la binette, l’éco-pâturage pratiqué depuis 20 ans sur la commune, les principes de tonte et de fauche différenciées…” explique Dany Minel. Ainsi, désormais, les talus sont fauchés annuellement en milieu d’automne pour permettre aux plantes et aux insectes de faire leur cycle complet de reproduction. Dans deux des trois jardins publics, sur les espaces sans usage, un fauchage a lieu en fin de printemps, avec récolte du foin pour les habitants intéressés. Les pourtours de chemins sont quant à eux tondus sur 80 cm.

Désormais, les massifs fleuris mêlent fleurissement traditionnel des jardins brayons et fleurissement naturel, en mariant par exemple fenouils, choux, sauges, dahlias, bettes ou encore betteraves décoratives et marguerites sauvages.

Le végétal support de communication

A Mesnières-en-Bray, les jardins sont eux-mêmes supports de valorisation du patrimoine bâti et végétal du village. Ainsi, depuis 3 ans, une exposition photo, installée dans l’un des jardins, est organisée par la commune, sur des thématiques comme “L’eau à Mesnières” ou “Mesnières fleuri”. “Cette année, pour fêter les 60 ans du label, les trois expositions photos, qui comprennent chacune 16 grands formats, en paysage ou en portrait de 1 m x 0,80 m, prendront place dans le jardin d’Emilien, le jardin de la Gare et le jardin des Dames, où le lavoir a d’ailleurs été restauré. Nous sommes ainsi attachés au label des Villes et Villages Fleuris et communiquons beaucoup autour des thématiques environnementales qu’il défend. Nous pouvons compter sur le label pour promouvoir notre destination, en faisant désormais partie d’un réseau reconnu et identifié par les touristes” conclut Dany Minel, professeur de mathématiques retraité et passionné par le monde végétal, la nature et le jardin, qui est profondément convaincu par la nécessité de sauver la biodiversité et les ressources naturelles. Et cela séduit car, désormais, “à Mesnières-en-Bray, on y vient en locataire, on s’y fixe en propriétaire !”.

Une avenue verte mène jusqu’au château renaissance de Mesnières. De nombreux rosiers viennent orner les murs du château, accompagnés de formes topiaires pour valoriser ce lieu d’intérêt touristique.

A petit budget bien géré, plein de projets !

Avec un budget de fonctionnement de près de 700 000 m
par an dont 130 000 m économisés en moyenne pour investir
dans différents projets (création de jardins, rénovation de la halle des sports…), la commune de Mesnières-en-Bray réussit à dégager des moyens honorables pour aménager son cadre de vie et planter ses espaces. En moyenne, 5 000 euros/an sont dédiés à l’achat
de plantes (rosiers, arbres, arbustes, vivaces, annuelles) et le même montant est injecté pour l’achat de matériel et de fourniture, hors gros matériel (outillage à batterie, paillage…). Et ce ne sont pas moins
de deux agents à temps plein qui ont en charge les espaces verts
et le fleurissement. Des dépenses plutôt raisonnées au vu des retombées économiques liées au tourisme et des nouveaux habitants venant s’installer à Mesnières-en-Bray !

Article du numéro de Mai 2019, abonnez-vous

Entre évolutions et questionnements, le label se réorganise

Le 14 mars, les élus, les animateurs régionaux et départementaux, ainsi que les membres du jury national se sont réunis pour la rencontre annuelle organisée par le Conseil National des Villes
et Villages Fleuris (CNVVF). L’occasion de réfléchir ensemble aux évolutions des règles entre les différents échelons du label, plus ou moins affectés par une organisation territoriale en pleine recomposition.

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dans le numéro d’Avril 2019, abonnez-vous

Passion et engagement pour “Bien vivre à Loyat”

Dans le Morbihan, en surplomb de la vallée de l’Yvel et du lac au Duc, le village de Loyat, qui compte 1 682 habitants, a su, au fil des années, améliorer son cadre de vie par des aménagements combinant durabilité et embellissement. Pour ce faire, l’engagement
d’un maire, qui encourage le savoir-faire de ses agents, ceux-ci travaillant avec passion et envie pour le bien-être des Loyatais.

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dans le numéro d’Avril 2019, abonnez-vous

1959-2019 : 60 ans d’histoire, d’expériences et de bonheur partagé !

Le 13 février dernier, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris (CNVVF) organisait la 59e remise des prix nationaux placée sous le très bel anniversaire des 60 ans du label, au Pavillon d’Armenonville, à Paris. Pour célébrer cet événement et saluer les 4 931 communes désormais labellisées, un invité de taille : Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’État en charge du tourisme auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères, a remis leurs prix aux lauréats 2018.

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dans le numéro de Mars 2019, abonnez-vous

 

Mattstall, la simplicité comme carburant

Inscrit dans le Parc Naturel des Vosges du Nord, Mattstall soigne son cadre de vie en s’inspirant de la nature environnante omniprésente. Pour ce village du Bas-Rhin de 150 âmes, pas question de fleurir ses bords de route, ses pieds d’arbres ou ses massifs avec les traditionnels géraniums alsaciens : ce sont les plantes spontanées, glanées ici et là dans les fossés,
qui fleurissent à merveille le village !

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dans le numéro de Février 2019, abonnez-vous

Pour l’environnement, faire évoluer ses pratiques

S’inscrire dans la démarche du label des Villes et Villages Fleuris, c’est bénéficier d’un précieux appui d’experts, de professionnels et de passionnés exerçant dans le domaine du paysage et de l’horticulture. A travers les visites des jurys départementaux, régionaux et nationaux d’abord, mais aussi à travers les critères de la grille du label qui sont autant de jalons pour vous aider à construire une politique durable et économe d’aménagement et de gestion de vos espaces.

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dans le numéro de Février 2019, abonnez-vous

Le sol, indispensable allié de nos plantations

Sans sol, pas de végétal… Cette maxime semble toutefois échapper à certains qui artificialisent et modifient de façon considérable les sols en place, sans prendre en compte leur potentiel. A ce titre, la connaissance de ses qualités et de ses défauts, pour des aménagements pertinents, sont des éléments primordiaux auxquels est très attentif le jury durant sa visite.

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dans le numéro de Janvier 2019, abonnez-vous

Valoriser l’identité locale

En Côtes-d’Armor, le village de Saint-Gilles-Vieux-Marché, labellisé 4 fleurs depuis 1987, ne se repose pas sur ses lauriers. Le réaménagement récent du centre-village fait la part belle
au végétal qui, présent sous toutes ses formes, met encore davantage en valeur le bâti typique local en pierre de schiste. Voici un aménagement réussi, pour accompagner une gestion
plus durable des espaces.

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dans le numéro de Janvier 2019, abonnez-vous

Bonnes pratiques au cimetière

Les cimetières constituent des lieux spécifiques dans le patrimoine des espaces verts. Le public a longtemps été habitué à des aménagements et à un entretien qui ne laissent que peu de place au végétal. Mais ces coutumes évoluent, le label des Villes et Villages Fleuris encourageant désormais une intégration paysagère des cimetières et une gestion respectueuse de l’environnement, de la biodiversité et de l’humain.

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dans le numéro de Novembre-Décembre 2018, abonnez-vous