Archives de catégorie : Fleurs & plantes

Les plantes allélopathiques : planter pour ne pas désherber !

Entres les tombes du cimetière de Saint-Marc-de-Jaumegarde (13), une palette végétale de couvre-sols allélopathiques, constituée de Centaurea bella, Achillea umbellata, Tanacetum densum subsp. amanii, Thymus camphoratus et Teucrium marum permet de réduire l’entretien.

En raison de l’application de la loi de Transition énergétique pour la croissance verte (LTE) depuis le 1er janvier 2019, l’utilisation des produits phytopharmaceutiques conventionnels sur la plupart des espaces verts publics et dans les jardins de particuliers est strictement limitée et réglementée. Dans ce contexte, les plantes allélopathiques, par leurs propriétés phyto-toxiques,
se révèlent être de précieuses alliées dans la lutte contre les adventices.

Il n’est pas rare dans la garigue méditerranéenne d’observer le développement par certains végétaux de stratégies efficaces pour inhiber la germination d’espèces concurrentes et ainsi accéder pleinement aux ressources disponibles dans le milieu. Ce phénomène appelé allélopathie, terme provenant du grec ’allêlon’ signifiant réciproque et ’pathos’ signifiant souffrance, désigne l’ensemble des interactions chimiques, positives ou négatives, directes ou indirectes, d’une espèce végétale sur une autre espèce. “Dans les espaces verts, nous nous intéressons plus spécifiquement aux interactions négatives pour limiter la germination d’espèces non désirées, mais ils existent bien d’autres interactions”, explique Olivier Filippi, pépiniériste à Mèze, dans le sud de la France. Étudiées par Olivier Filippi depuis une dizaine d’années, les plantes allélopathiques ne cessent d’interroger les scientifiques qui rédigent chaque année de nouveaux articles à leurs sujets. Plusieurs expérimentations sont notamment réalisées dans le domaine agricole où la plantation de couvres-sols allélopathiques au pied des cultures (vignes, oliviers, fruitiers…) permet d’inhiber la germination d’espèces concurrentielles non désirées. Particulièrement nombreuses dans les régions à climat méditerranéen en raison de conditions difficiles (sécheresse, vent…), les plantes ayant des propriétés allélopathiques sont également présentes dans d’autres régions du globe : Chili, Californie, Australie… Le nombre de végétaux allélopathiques reste encore aujourd’hui méconnu, mais pourrait s’élever à plusieurs milliers d’espèces. En s’inspirant de la nature, l’utilisation de ce type de végétaux peut ainsi devenir une solution supplémentaire pour limiter naturellement le développement des herbes indésirables dans les jardins et les espaces verts.

 

Couvre-sol allélopathique de 30 à 60 cm, la Lavandula x intermedia embaume les massifs de son parfum. Elle s’associe parfaitement à d’autres couvre-sols au port buissonnant, tels que la santoline, dotée de petits pompons jaunes vifs. Cette dernière se décline en plusieurs espèces : Santolina chamaecyparissus, la plus courante avec une floraison jaune en juin, Santolina lindavica au feuillage finement découpé ou encore Santolina benthamiana à la floraison blanc crème.

Les mécanismes allélopathiques

Les plantes allélopathiques diffusent leurs composés phytotoxiques suivant plusieurs mécanismes, qui sont parfois complémentaires pour une même espèce :
• lessivage de composés émis par les feuilles : sous l’effet de la pluie, des composés présents dans les feuilles ruissellent sur le sol et empêchent le développement des graines au moment le plus propice à leur germination ;
• décomposition des feuilles mortes : les feuilles de plusieurs espèces libèrent des composés chimiques, inhibant la germination d’espèces concurrentes lors de leur décomposition ;
• exsudats racinaires : émis par les racines de certaines espèces telles que le thym commun, le pin d’Alep ou la piloselle, les exsudats racinaires sont constitués de toxines limitant efficacement la compétition ;
• émission de composés volatils : les plantes aromatiques diffusant des composés organiques volatils (terpénoïdes) se révèlent bien souvent être des plantes allélopathiques. Les émissions odorantes se déposent sur le sol après condensation sous forme de rosée et inhibent la germination d’espèces concurrentes à proximité immédiate. Outre le thym, on peut citer le romarin, la sauge, l’origan, le myrte ou l’eucalyptus.
Le thym combine ainsi deux mécanismes de diffusion, ce qui lui permet d’empêcher la germination d’un grand nombre d’adventices, en formant un couvre-sol esthétique et odorant.

Une association de Sarcopoterium spinosum, au feuillage persistant vert sombre, et de Bupleurum fruticosum, offrant une floraison parfumée de juin à septembre, se combine aux propriétés allélopathiques de Rosmarinus officinalis et de Santolina magonica, à la floraison printanière jaune orangé.

Les plantes allélopathiques, une solution miracle ?

L’utilisation de plantes allélopathiques constitue une solution technique, parmi une panoplie de solutions, mais elle ne suffit pas à limiter le développement des mauvaises herbes. L’allélopathie n’est, en effet, jamais efficace à 100 % : son efficacité est fortement corrélée à la biomasse des végétaux (volume du feuillage ou des racines). Pour être efficace, la plante doit occuper un certain volume, généralement atteint au bout de 2 à 3 ans. “De plus, l’action d’une plante allélopathique se limite souvent à son emprise au sol. Un romarin présente ainsi un effet sur une emprise d’environ 1 m2”, souligne Olivier Filippi. En attendant le développement des végétaux et de leurs propriétés allélopathiques, il est donc conseillé d’installer un paillage minéral ou organique pour limiter la concurrence des adventices.

Achillea crithmifolia est une plante vivace drageonnante à feuillage aromatique. Elle peut être utilisée comme couvre-sol allélopathique en pied d’arbre afin de limiter le travail de désherbage en zone urbaine.

Quelques plantes allélopathiques

Des graminées annuelles aux vivaces tapissantes, sans oublier les arbres et arbustes, les plantes allélopathiques permettent de créer des compositions ornementales avec des hauteurs et floraisons variées, et nécessitant peu d’entretien une fois installées. De nombreuses espèces de plantes allélopathiques existent dans la nature, en voici quelques unes utilisées pour leur caractère esthétique et rustique :
• Couvre-sols tapissants (moins de 10 cm) : Thymus hirsutus (2 à 5 cm), Origanum vulgare (5 à 10 cm) et Hieracium pilosella (2 à 5 cm) permettent de créer des couvre-sols efficaces à condition que les densités de plantations (4 à 6 par m2) soient respectées lors de leur mise en place ;
• Couvre-sols bas (de 10 à 30 cm) : Centaurea bella (30 cm) au feuillage persistant gris-argent s’associe très bien au feuillage gris blanc de Tanacetum densum subsp. amanii (15 cm). Autres exemples, Achillea umbellata (15 cm) possède une floraison blanche printanière et un feuillage persistant, Teucrium marum (30 cm) supporte bien le calcaire et Vinca major (30 cm) agrémente les massifs avec des feuilles persistantes d’un vert brillant et une floraison violette ;
• Couvre-sols moyens (de 30 à 80 cm) : de nombreuses lavandes et romarins dont Lavandula x intermedia (30 à 60 cm) et Rosmarinus officinalis (40 à 60 cm selon les variétés), présentent des propriétés allélopathiques et embaument les jardins de leur parfum. Moins commun, Ballota acetabulosa (40 à 50 cm) aux fleurs discrètes et feuilles laineuses, supporte bien les sols calcaires et résiste jusqu’à – 15 °C. Quant aux cistes, tels que Cistus x crispatus (60 cm) ou Cistus x florentinus ’Tramontane’ (30 cm), leur feuilles libèrent des composés phytotoxiques en se décomposant sur le sol ;
• Arbustes (plus de 1 m) : Artemisia arborescens ’Carcassonne’ (1 m) est très décoratif et forme une boule dense, avec un feuillage vert argenté, Phlomis fruticosa se couvre de fleurs jaunes au printemps et résiste aux embruns, et Pistacia lentiscus dont les feuilles aromatiques prennent une teinte rouge en hiver peut atteindre jusqu’à 2 m de hauteur.
Quelle que soit l’espèce végétale choisie, il convient d’effectuer un désherbage régulier les trois premières années suivant la plantation, le temps que les végétaux s’installent. Les plantes allélopathiques nécessitent ensuite peu d’entretien.

Article du numéro de Août-Septembre 2019, abonnez-vous

Réussir un fleurissement partagé ? L’implication de chacun !

Comme un prolongement des jardins privés, le fleurissement partagé des espaces de transition entre riverains et usagers de la rue est une vraie plus-value pour les communes. Végétalisation et gestion des surfaces à moindre frais, amélioration du cadre de vie, animation de la vie locale, autant d’avantages dont on aurait tort de se priver, tout cela dans une implication conjointe des élus et habitants !

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Août-Septembre 2019, abonnez-vous

Qui a dit “jardin de grand-mère” ?

Avec leur silhouette “sentimentale”, les glaïeuls créent un massif fleuri généreux à l’allure sauvage, aux côtés des cosmos, amarantines, cléomes, tabacs ou encore verveines de Buenos Aires.

Ils reviennent au goût du jour : les jardins de grands-mères font leur grand retour ! Un “fouillis” généreux et chaleureux de charmantes plantes désuètes qui imprègnent la mémoire collective
de leur silhouette caractéristique. Pourquoi donc ne pas s’inspirer de ces végétaux généreux, à contempler ou à cueillir, et souvent très faciles à cultiver, pour composer des massifs colorés ne nécessitant que peu d’entretien ? Réinventons les jardins d’antan !

Pour faire des jardins d’antan des associations végétales durables et contemporaines, la diversité des plantes de jardins de grands-mères est toute trouvée. Des dahlias aux hydrangeas, en passant par les soucis ou les acanthes, une multitude d’espèces et de nouvelles variétés à l’allure plus sauvage (et finalement plus “moderne”) permettent de composer des associations végétales mêlant esthétisme, générosité et facilité d’entretien, pour le plus grand plaisir des habitants.

Pour créer des massifs modernes, les plantes désuètes des jardins de grands-mères ont toute leur place, à l’image des différentes variétés de dahlias, amarantines, coléus, géraniums… créant ici un décor entre tropiques et nature sauvage

La règle d’or : savoir se faire plaisir !

Les jardins de grands-mères sont à leur image : “généreux et sympathiques” comme s’en amuse Nelson Palacin, chef des parcs et jardins de Chaville (92). “Leur donner une définition peut s’avérer compliqué car ce type de jardin, inscrit dans la mémoire collective, renvoie aussi au jardin fantasmé de sa propre grand-mère et de ses souvenirs d’enfance. Ce qui est sûr, c’est que la règle d’or est ’de se faire plaisir’ et ’de faire plaisir aux autres’, c’est la philosophie même de nos grands-mères. Ensuite, il s’agit de s’inspirer de ces jardins pour composer des mélanges fleuris de plantes pérennes et/ou annuelles et faciles à vivre. Le tout doit former un fouillis chaleureux relevé par des touches sauvageonnes et naturelles avec, par exemple, les nouvelles variétés de dahlias plus petites à fleur simple, qui évitent ainsi que le pied ne s’affaisse sous d’énormes fleurs doubles. Le jardin de grand-mère est aussi un jardin bouquetier : on peut y couper des fleurs et en faire des bouquets, par exemple avec des plantes annonciatrices des saisons ou emblématiques de l’été, telles que soucis, tournesols, pavots de Californie… S’ajoutent les reines-marguerites, cosmos, amarantes (que l’on peut semer en place), mais aussi des essences arbustives comme les hortensias (la variété ’Anabelle’, entre autres, est une merveille !) et pivoines (Paeonia suffruticosa), ou encore les pieds d’alouette, œillets mignardises ou œillets d’Inde, tout cela à côté de plantes condimentaires telles que la rue des jardins ou la bourrache, qui offre une jolie transparence au niveau de ses fleurs. On peut aussi trouver des curiosités, comme le Salpiglossis sinuata, appelé trompette de velours, à l’aspect tropical assez sophistiqué” complète le jardinier passioné.
Voici donc une petite sélection de plantes à installer dans vos massifs, rustiques et faciles “à vivre”, qui apporteront un aspect coloré, vivant et généreux à vos massifs.

Les dahlias, plantes de jardin de grand-mère par excellence, offrent une infinité de variétés, dont les dahlias botaniques mellifères pour favoriser la biodiversité.

Arbustes

• Boule de neige, Viburnum opulus ’Roseum’ : jusqu’à – 20 °C, floraison en mai qui annonce les beaux jours, soleil à mi-ombre ;
• chèvrefeuille grimpant, Lonicera : soleil/mi-ombre, jusqu’à – 20 °C, une plante vigoureuse qui sent si bon ! ;
• corête du Japon, Kerria japonica : 3 m de haut, résiste à – 20 °C, floraison au printemps, prévoir une taille par an après cette floraison pour régénérer la silhouette ;
• lila, Syringa vulgaris : jusqu’à 6 m de haut, odeur enivrante ;
• monnaie du pape, Lunaria annua : fleurettes mauves en fin de printemps, puis jolis fruits séchés décoratifs, soleil/mi-ombre, sol frais et bien drainé ;
• la rose bien sûr, la reine des jardins !;
• seringat, Philadelphus coronarius : un des préférés des mamies jardinières avec ses fleurs d’un blanc pur et son parfum intense.

Bleuets bleus et roses, pavots de Californie, coquelicots… autant de plantes faciles que l’on retrouve dans les jardins de grands-mères, au sein d’un fouillis maîtrisé et généreux.

Vivaces

• Acanthe, Acanthus mollis : jusqu’à – 15 °C, exposition soleil/mi-ombre, sol profond et bien drainé, vivace spectaculaire qui aime les pieds des vieux murs ;
• ancolie, Aquilegia : soleil/mi-ombre, sol bien drainé, se ressème toute seule ! ;
• benoîte, Geum : jusqu’à – 20 °C, soleil/mi-ombre, sol frais et bien drainé, les trois espèces G. chiloense, G. coccineum et G. rivale sont résistantes ;
• camomille, Tanacetum parthenium : soleil, fleurs blanches au cœur jaune en été ;
• cœur-de-Marie, Dicentra spectabilis : mi-ombre, sol bien drainé, “petits bijoux naturels par ribambelles”, idéal en sous-bois ;
• lin vivace, Linum perenne : jusqu’à – 15 °C, floraison fin de printemps par touches bleu ciel, se ressème spontanément. Pour l’hiver, il lui faut une exposition ensoleillée et un sol sec ;
• lupin des jardins, Lupinus x russellii : floraison en fin de printemps, – 25 °C, soleil/mi-ombre, sol neutre plutôt acide (surtout pas calcaire !) ;
• rose trémière, Althaea rosea : charmante vagabonde qui aime les pieds des vieux murs.

Reines-marguerites et amarantines apportent ici de l’élévation et une note fleurie à l’harmonie d’ensemble.

Annuelles, bisannuelles et bulbes

• Amarantine, Gomphrena globosa : annuelle, soleil, sol frais et bien drainé ;
• anémone couronnée, Anemone coronaria : tubercule, plante rustique, soleil, sol frais et humifère, très représentative des jardins d’antan en restant simple et modeste ;
• bégonia : plante vivace cultivée en annuelle. Il y en a toujours un dans un jardin de grand-mère ! ;
• bleuet, Centaurea cyanus : annuelle, symbole de la délicatesse, généreux tout l’été ! ;
• capucine, Tropaeolum : annuelle, soleil, une plante tout-terrain !
• cléome, Cleome spinosa : annuelle, floraison en été/automne, soleil, sol drainé plutôt frais, une silhouette travaillée pour une ambiance champêtre ! ;
• coléus : plante vivace cultivée en annuelle, mi-ombre, un classique ;
• cosmos, Cosmos bipinnatus : annuelle, floraison en été, se ressème d’une année sur l’autre, ornait les potagers d’antan ;
• glaïeul, Gladiolus : bulbe un peu frileux et donc à déterrer l’hiver dans les régions où il gèle, très joli en bouquet ;
• jacinthe, Hyacinthus : “joliment démodée et tellement parfumée”, fleurit le début du printemps ;
• muscari : bulbe, jusqu’à – 25 °C, floraison au printemps, sol bien drainé, petites grappes bleues formant un joli tapis ;
• narcisses : bulbes du début printemps, sol bien drainé, alternez les expositions entre soleil et mi-ombre pour étaler les floraisons ;
• nigelle de Damas, Nigella damascena : floraison printemps/été, mellifère, plante tout-terrain très robuste, fruits décoratifs ;
• Zinnia : floraison en été, joli nuancier, arrosage au pied de la plante car le feuillage est sensible à l’oïdium.
Voilà donc de quoi réinventer les jardins d’antan dans les massifs d’aujourd’hui, sachant que, comme le souligne Nelson Palacin, “il n’y a pas de mauvaise plante, mais seulement un emploi qui peut être parfois maladroit !”.

Récupérez vos graines !

Vous pouvez récolter la plupart des graines des annuelles, après avoir bien observé leur cycle naturel afin de le respecter. Laissez donc les fleurs se faner et sécher sur pied, puis prélevez les graines.
Il s’agit ensuite de les mettre dans un récipient ou un sachet correctement étiqueté pour se souvenir de l’espèce récoltée. A conserver à l’abri
de la lumière et de l’humidité, avant de les semer…

Article du numéro de Juin-Juillet 2019, abonnez-vous

Du panache pour vos feuillages !

Le feuillage est indispensable pour créer des massifs ou des ensembles végétaux équilibrés, qui attirent l’œil : ils apportent du volume, une présence pérenne, mais aussi des formes et des contrastes graphiques intéressants. Les feuillages panachés, marginés ou encore marbrés, offrant une pointe de blanc, permettent d’apporter de la lumière dans vos espaces et, cela, même à l’ombre !

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Mai 2019, abonnez-vous

Massifs de corail : la couleur tendance !

Qu’il soit incorporé par touche graphique et colorée comme ici dans des massifs aériens de graminées, avec Kniphofia uvaria, ou bien décliné dans un camaïeu de teintes orangées, le corail est toujours pétillant et lumineux.

A chaque année sa couleur ! L’année 2019 voit ainsi l’apothéose du Living Coral (Pantone® 16-1546) qui inonde le monde de la mode et s’impose dans nos intérieurs et nos extérieurs. Les obtenteurs proposent ainsi de belles nouveautés et des assortiments
pour des massifs frais et tendance !

Après le succès de l’ultra-violet en 2018, la couleur corail, accompagnée de ses déclinaisons saumonées et orangées, est à l’honneur. En ville comme à la campagne, optez donc, pour vos massifs et plantations diverses et variées, pour cette couleur à la fois fraîche et pimpante, aux accents d’été et de légèreté. Rosiéristes, producteurs de bulbes, pépiniéristes et horticulteurs nous ont fait une belle sélection ! A vos pinceaux et à vos pelles, pour créer, à l’aide de fleurs et de feuillages, une belle barrière de corail !

L’Echinacea ‘Rainbow Marcella’ est une nouvelle variété d’échinacées à très bonne floribondité. Ses fleurs, de couleur orange à l’éclosion, virent au rose framboise avec le temps.

Un large choix de vivaces

Niveau vivace, le choix est vaste ! Ainsi, pour Thierry Simier, gérant des pépinières éponymes et fan de plongée, “la couleur corail offre la possibilité de recréer un décor sous-marin ponctué de poissons multicolores ! Cela pour dire que, comme pour toute composition végétale, l’association avec d’autres couleurs dépend toujours de l’histoire que l’on veut raconter avec, la possibilité bien sûr, de créer également de jolis camaïeux. Ce qui est sûr, c’est que le corail fonctionne partout : à l’ombre où il est clair, comme au soleil où il se sature, et en pleine terre comme en jardinière”. Voici quelques variétés préconisées par Thierry Simier : Acalypha ‘Ali’ buisson (feuillage et floraison orange et crème) ; Cuphea hirtella ‘Harlekin’ (longue floraison en petits tubes corail de mars à novembre, H : 50 cm) ; Jacobinia suberecta (beau contraste des fleurs tubulaires rouge-orangé sur un feuillage vert gris, doux et velouté, caduc à semi-persistant, H : 30 à 50 cm) ; Senecio confusus (floraison orange intense se détachant d’un feuillage vert franc).

Pour des potées fleuries estivales originales et subtiles, le corail est tout trouvé avec, ici, le feuillage panaché orangé des Acalypha ‘Ali’ et les fleurs tubulaires des Cuphea ‘Harlekin’.

S’ajoutent les propositions de la Pépinière Lepage : Echinacea ‘Irresistible’ (floraison orange saumon évoluant au rouge orangé de juin à septembre, H : 60 cm) ; Echinacea ‘Rainbow Marcella’ (les fleurs, de couleur orange à l’éclosion, virent au rose framboise avec le temps, une très belle vivace) ; Geum rivale ‘Mai Tai’ (une plante pour sol frais et humide. Floraison remontante de couleur saumonée sur des hampes florales pourprées) ; Hemerocallis ‘Exalted Ruler’ (grandes fleurs ondulées déclinant des tons rose, crème et corail, complétés d’un halo teinté d’orange et d’un cœur jaune clair. Cette plante sera d’autant plus belle en sol frais même si elle supporte bien les sols secs !) ou encore l’Iris b-n ‘Melon Honey’, bulbe vivace à floraison ressemblant à celle des iris miniatures, de couleur saumonée (H : 40 cm).
Autres propositions de Graines Voltz : l’Alstroemeria ‘Summer Relieve’ qui est une variété rigoureuse au feuillage vert très résistant, contrastant avec les fleurs bicolores. Et la digitale ‘Illumination Flame’ à la floraison à partir de mi-juin, au coloris lumineux et inédit.

Le dahlia nain simple ‘Sienna and Black’ présente de belles fleurs simples d’un orange intense appréciées des insectes pollinisateurs qui se précipiteront sur les fleurs à partir du mois de juillet.

Du côté des annuelles

Là aussi, un large choix s’offre à vous. Graines Voltz propose ainsi la sauge ‘GoGo Coral’ à grand développement, stérile et à floraison continue en longues panicules aux couleurs intenses. L’impatiens Sunpatiens ‘Hot Coral’ fera aussi son effet, avec son port rond et compact et une floraison abondante. S’ajoutent à cela la verveine Superbena ‘Royale Peachy Keen’, variété parfumée précoce, résistante à la chaleur, aux intempéries et à l’oïdium, ainsi que le Calibrachoa Superbells Unique ‘Mango Punch’, tolérant au pH élevé, avec de grandes fleurs pour une belle performance estivale !

Le Canna nain ‘Albérick’, avec sa taille de 50 cm convient bien aux jardinières. Il offre une jolie teinte pâle saumonée se mariant à la perfection avec les aulx ornementaux tels que Allium ‘Lucy Ball’.

Les bulbes

Côté bulbe, vous trouverez également une belle diversité. A commencer par les variétés proposées par Ernest Turc, telles que le beau dahlia nain simple ‘Sienna and Black’ pour réveiller les massifs estivaux avec ses fleurs simples d’un orange intense contrastant sur un feuillage sombre décoratif (H : 70 cm). Le dahlia nain double ‘Terra Botanica’, avec une grande floribondité de juillet jusqu’aux gelées (H : 80 cm), est également une jolie nouveauté.

La digitale ‘Illumination Flame’ offre une floraison spectaculaire et retombante, au coloris lumineux et inédit.

Pour continuer dans la thématique estivale, les Tulipes de France présentent deux cannas fleurissant de juillet à fin octobre : le canna nain Albérick à la jolie teinte pâle saumonée et le Canna ‘Champion’, plus grand (H : 100 cm) et à feuillage pourpre, qui offre de délicates fleurs orange carné. De son côté, Graines Voltz propose le Canna ‘Cannova Mango’ F1 : nouvelle génétique de Canna plus précoce, plante robuste, compacte et très ramifiée, à la floraison de longue durée et adaptée à la culture en températures basses.
Pour le printemps, Isabelle Fourré des Tulipes de France opte pour de belles variétés de tulipes telles que ‘Salmon Pearl’ (rose carmin à corail), ‘Pink Impression’ ou encore la tulipe simple hâtive ‘Apricot Beauty’ au coloris rose saumon délicat et lumineux. Côté narcisse, la variété double Delnashaugh au cœur corail assure un beau spectacle printanier. “A noter que la couleur corail se marie très bien avec des Allium aux teintes violettes à bleutées, type ‘Gladiator’, ‘Lucy Ball’ ou ‘Purple Sensation’” ajoute Isabelle Fourré.
Verver Export propose les tulipes Triumph ‘Stunning Star’ et ‘Van Eijck’, ainsi que les tulipes doubles tardives ‘Charming Beauty’.

Les rosiers

Les rosiers ne sont pas en reste : le rosier buisson ‘Message d’Espoir’ Meishamalo offre de belles fleurs orangées turbinées du printemps jusqu’aux gelées.

Les rosiéristes, eux aussi, rivalisent de nouveautés pour être en accord avec les tonalités de la saison. A l’image des roseraies Meilland Richardier qui proposent les rosiers ‘Christophe Colomb’ Meironsse, “un soleil couchant sur l’océan !” (grandes fleurs de 25 à 30 pétales dans un dégradé d’orange indien bordé de rouge piment) ; ‘Jazz Festival‘ Meizizany ; ‘Jean Cocteau’ Meikokan, ; ‘Message d’Espoir’ Meishamalo ou encore ‘Yann Arthus-Bertrand’ Meipelmel (une montagne de fleurs simples de juin à octobre, de couleur cuivre intense, fructification très décorative).
Voilà donc de quoi habiller vos compositions, entre vivaces, annuelles et bisannuelles, bulbes et rosiers !

La tulipe double tardive ‘Charming Beauty’ enchantera vos massifs d’une superbe floraison saumonée, délicatement irisée de jaune et de rouge clair.

Article du numéro d’Avril 2019, abonnez-vous