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LA PHRASE


© Margot Lhermite/WWF France

Face à la crise écologique et aux préoccupations sociales, les élus municipaux ont un rôle essentiel à jouer pour apporter des réponses à la hauteur de l’urgence dans les territoires, et ainsi protéger la biodiversité et les populations qui en dépendent. Parce que les élections municipales sont une échéance cruciale pour mettre l’écologie au coeur des territoires, le WWF France propose aux futurs maires des mesures concrètes à adapter et mettre en oeuvre autour de moments clé de la vie des territoires : habiter, se nourrir, se déplacer, se divertir, s’informer, produire et consommer. Si de nombreuses actions pour la transition sont déjà menées à l’échelle locale, l’enjeu pour le prochain mandat municipal est désormais de les accélérer et de les amplifier ” milite Véronique Andrieux, Directrice générale du WWF France.

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« Le végétal devrait être systématiquement intégré dans le programme de chaque candidat aux élections municipales : cela découle du bon sens. L’argument numéro 1 est la nécessaire adaptation au réchauffement climatique, notamment pour offrir un confort de vie durant l’été. Perçu pendant longtemps comme une contrainte au regard d’une gestion systématique interventionniste, le végétal revient en force dans nos espaces publics. Sous forme d’arbres, d’arbustes, de vivaces, de prairies ou de grandes surfaces enherbées, il participe, au-delà de l’adaptation au changement climatique, à limiter son impact grâce à son rôle de captation du carbone. Un autre argument de poids est, qu’en plus de rendre des services à nos sociétés humaines (bien-être, santé, loisirs, fraîcheur…), il participe à accueillir et à sauver la biodiversité, ordinaire ou rare, aujourd’hui mise en danger par les activités anthropiques. Pour développer la place du végétal dans les villes et les villages, un point est essentiel : il est primordial de l’intégrer dans la planification urbaine et, notamment, en amont des projets d’enfouissement des réseaux » appuie Joël Baud-Grasset, président de la Fédération Nationale des CAUE.

 

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« Depuis longue date, nous nous sommes engagés vers des pratiques plus durables d’aménagement et de gestion. Les méthodes doivent évoluer, c’est pour cela que nous pratiquons la fauche tardive ou fauche raisonnée. Dès que nous le pouvons, nous semons des prairies fleuries dans des espaces naturels, essentiellement composées de variétés mellifères » souligne Stéphane Haussoulier, maire de Saint-Valery-sur-Somme, ville quatre fleurs.

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« Aujourd’hui, le choix du lieu d’habitation s’oriente vers un cadre de vie qualitatif où la nature est omniprésente. De ce fait, le développement des espaces verts au sein des espaces publics doit être un axe majeur du programme des équipes municipales candidates. De l’accessoire à la composante principale, le végétal apporte la vie et la santé, les élus doivent bien garder cela en tête » milite Philippe Cochet, Président de l’ANDEEV et maire de Caluire-et-Cuire.

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« Je reconnais mes engagements et mes préoccupations au sein des valeurs du label Villes et Villages Fleuris : cette démarche connue et reconnue encourage, depuis longtemps, le développement durable et responsable du territoire communal, ainsi que la promotion du végétal au cœur de la cité. Selon moi, ce label a toujours été en avance sur son temps, en promouvant depuis des décennies la nature en ville, élément indispensable du bien vivre ensemble » souligne Thibaut Beauté, président du Conseil National des Villes et Villages Fleuris.

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« Embellir son territoire grâce au végétal, c’est croire en son terroir et aimer les autres, car c’est aimer les accueillir pour mieux les retenir. L’authenticité des villes et des villages et la diversité de paysages préservés qui se complètent harmonieusement constituent notre plus grande richesse, tout cela au sein d’un écrin naturel qui a la chance d’avoir été préservé » souligne Serge Descout, président du Conseil départemental de l’Indre.

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« La réussite de tout projet démarre à l’enfance. Et l’enfance, en réalité pour nous, c’est la graine ou la bouture. Nous le savons, nous avons mené différentes expérimentations et tout démarre ici : avec l’infiniment petit. Il faut absolument se préoccuper de cette étape. Et c’est pourquoi nous sommes heureux de signer une convention avec l’interprofession des semences, le GNIS. Elle nous permettra de développer différents programmes : celui de la promotion du jardinage à l’école, auprès des enfants. Ceux à destination des consommateurs, ou ceux à destination des collectivités. C’est un programme ambitieux et qualitatif que nous engageons » a déclaré Mikael Mercier, président de Val’Hor, dans le cadre de la signature d’une convention cadre avec le GNIS, en présence de François Desprez, son président.

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« Au-delà du fleurissement, le végétal, présent sous toutes ses formes, met en valeur nos richesses patrimoniales, naturelles et paysagères. L’émulation des habitants autour du végétal, véritable créateur de lien social et d’animation locale, participe grandement à la douceur et à l’attractivité du cadre de vie, avec près de 10 % de la population impliquée dans les plantations et l’entretien de nos différents espaces » relate Philippe Emeraux, maire de Rollainville, village labellisé quatre fleurs.

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« Santé, lien social, bien-être des habitants, régulation thermique, qualité de l’air, protection des sols, valorisation du bâti et attractivité, tous ces services écosystémiques prouvent que le végétal est indissociable d’une ville durable. Qu’il s’agisse de parcs, de jardins, de places végétalisées, d’aires de loisirs et de sport, de potagers partagés, de sentiers, de rives ou de simples accotements végétalisés, le végétal est un outil d’aménagement de l’espace public en lien avec la transition écologique. En effet, l’espace vert n’est plus un espace artificialisé à valeur esthétique : il a désormais, pour finalité, une valeur écologique. Le concept de naturalité urbaine est aujourd’hui incontournable dans un contexte de changement climatique » témoigne Gil Avérous, maire de Châteauroux et Président de Châteauroux Métropole.

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« Je milite pour que le fleurissement reste un atout important dans une politique d’embellissement de nos communes. Peut-être faut-il envisager d‘utiliser de nouvelles plantes, répartir les massifs d’une manière différente ou les regrouper, mais le fleurissement doit être impérativement conservé car il apporte gaité, dynamisme, vivacité, élégance. Il est l’expression d’une compétence technique et d’une identité forte pour les collectivités qui le développent » revendique Roland-Marie Marceron, président de l’Association Régionale de Fleurissement Centre-Val de Loire