Archives de catégorie : Le chiffre

40

Cela n’aura échappé à personne : 2019 est, pour la France comme pour la planète entière, une année de records de température et d’autres indices météorologiques. En juillet, déjà plus de 70 départements sont concernés par des mesures de restrictions d’usage de l’eau. Et cela devrait s’aggraver dans les années à venir avec des prévisions de raréfaction de l’eau, si bien qu’à l’horizon 2050, le débit moyen des rivières, fleuves et nappes phréatiques devrait diminuer de l’ordre de 10 à 40 %. Ainsi, il devient urgent de valoriser l’eau de pluie, véritable ressource, par le biais de la récupération des eaux de toiture notamment. Il existe différents systèmes pour s’adapter à tous les contextes et moyens, petits ou grands, et pour stocker suffisamment d’eau permettant de devenir autonome quant à l’arrosage des massifs ou au nettoyage des véhicules.

10 400

Porté depuis dix ans par la Mission Mécénat de Voies Navigables de France (VNF), l’important travail de replantation le long des berges du canal du Midi compte, à ce jour, 10 400 arbres replantés, dont 2 400 durant l’hiver dernier. Pour sauver ce patrimoine exceptionnel et remplacer les nombreux platanes décimés par le chancre coloré, la Fondation du Patrimoine, par le biais de la « Mission Stéphane Bern », a accordé une donation de 120 000 € au vaste programme de replantation des berges du canal avec de nouvelles essences d’alignement peu sensibles aux maladies et aux ravageurs et de houppier haut. Parmi elles, le frêne oxyphylle ou blanc, le chêne pubescent ou pédonculé et le tilleul à grandes feuilles, espèces à la fois endémiques, à la longévité minimale de 100 ans et assurant un rôle de fixation des berges.

4,7

comme le nombre de millions de tonnes de déchets verts et de biodéchets qui sont collectés chaque année

En France, chaque année, ce sont en effet plus de 4,7 millions de tonnes de déchets verts et biodéchets qui sont collectés et qui doivent pouvoir être réutilisés à bon escient. Voilà le constat qui a été posé lors de la table ronde organisée par Pellenc, l’ADEME et l’Unep, le 24 juin dernier, sur le thème “Déchets verts et économie circulaire”.  Ainsi, il est important de mettre en œuvre des bonnes pratiques pour réduire la production et mieux valoriser les résidus végétaux. Pour Sandrine Candelier, du Pôle Économie Circulaire de l’ADEME : “le but principal est d’éviter de détruire et de jeter ces résidus pour les considérer comme une ressource. Il faut pouvoir utiliser cette matière organique indispensable pour les jardins, leurs sols et leurs plantes”. Pour Emmanuel Delannoy, conférencier et consultant spécialisé en économie circulaire : ‘il s’agit d’appliquer le concept d’économie circulaire aux espaces verts en tous les outils à disposition”.

8 500

comme le nombre de kilomètres de haies qui disparaissent chaque année en France

En France, chaque année, 11 500 km de haies sont détruits, contre 3 000 km replantés, ce qui amène à un bilan négatif de 8 500 km de haies en moins tous les ans. Ainsi, malgré les nombreux programmes d’aides pour planter des haies et les initiatives un peu partout en France, le linéaire de haies régresse toujours. Pourtant, elles font partie de notre patrimoine agricole, témoins des pratiques et des paysages ancestraux. Et leurs avantages et bienfaits sont multiples : réservoir de biodiversité, corridor écologique, absorption du carbone, effet brise-vent, protection des cultures, lutte contre l’érosion et les crues, volet de l’agroforesterie, diminution des températures, mais aussi intégration de l’urbanisation en contexte rural notamment. Ainsi, il est urgent de prendre conscience de cet état actuel et de renverser la donne, en plantant des haies pour profiter de tous leurs bienfaits !

1 240

comme le nombre de millions d’euros que représente le chiffre d’affaires de production des horticulteurs et pépiniéristes en France

Selon la première édition des ‘Chiffres clés’ de la production française portée par la FNPHP (Fédération Nationale des Producteurs de l’Horticulture et des Pépinières), la production des horticulteurs et pépiniéristes français représente un chiffre d’affaires de 1 240 millions d’euros, dont 37 % sont dégagés par les adhérents à la FNPHP. La production de végétaux, c’est aussi plus de 3 300 entreprises, 16 000 ha de production et 10 000 emplois permanents ! Pour François Félix, président de la FNPHP, « la production horticole est une branche d’activité avec un formidable potentiel d’avenir. Nous avons su organiser la filière avec des circuits courts et une interprofession qui recouvre les marchés du paysage et la distribution spécialisée de végétaux. La qualité de notre production est véritablement mise en avant grâce à des labels comme Fleurs de France ou le Label Rouge. Finalement, c’est à nous, producteurs, tous ensemble, de nous affirmer en tant qu’acteurs incontournables de la révolution sociétale actuelle ! Nous sommes les fabricants de la matière première végétale, indispensable à la préservation de l’environnement et la biodiversité ».

230


Cet arbre-oiseau « Arburcellu » est arrivé à la 4e place au concours de l’arbre européen de l’année 2019.

« Un air de rapace protecteur aux ailes d’écorce déployées … » Ce serait un incendie qui aurait sculpté ce chêne liège, situé à Ghisonaccia en Haute-Corse, son cœur calciné en témoignant. « Un sentiment de protection grandit quand on s’approche de ses ailes, et, fugace, disparaît déjà après quelques pas ». L’arbre-oiseau, dont l’âge est estimé entre 200 et 230 ans, est bien mystérieux. C’est d’ailleurs l’arbre de l’année français 2018 qui a conquis le public. Exposé aux intempéries, le chêne reste fragile mais il peut compter sur la bienveillance de tous ses protecteurs pour animer encore longtemps ce morceau de paysage corse. Au premier rang de ce concours européen mettant l’arbre sur le devant de la scène, on retrouve l’amandier des monts enneigés de Pécs, en Hongrie. En seconde place, le chêne d’Abramtsevo en Fédération de Russie, puis le chêne séculaire de Monte Barbeiro au Portugal.

80

comme le pourcentage de vers de terre ayant disparu des sols cultivés en France.
Selon l’INRA, 80 % des vers de terre ont disparu des sols cultivés en France. Un constat inquiétant dû, entre autres, aux pratiques de l’agriculture intensive (labours profonds, produits phytosanitaires utilisés de façon massive…). Chacun à son échelle peut agir pour contrer cette diminution alarmante des populations de vers de terre, notamment en mettant en œuvre des gestes respectueux de la vie du sol : travail superficiel sur quelques centimètres, paillage, amendements organiques, compostage… La prise en compte de la nature des sols déjà en place est également une piste à privilégier pour orienter ses aménagements, en optant notamment pour des pratiques permettant de régénérer la vie et la richesse du sol (engrais verts, engazonnements pour sols pauvres, biodynamisation…).

21

comme le pourcentage d’augmentation de l’utilisation d’outillage électrique pour l’entretien des espaces verts.

L’équipement des professionnels du paysage avec de l’outillage électrique continue son ascension ! Ainsi, selon le communiqué de presse publié en mars dernier par le syndicat SECIMPAC, en 2018, en France, le marché de l’outillage électrique a progressé de 21 % par rapport à l’année 2017. Cette hausse porte sur la part de l’électrique à 28 % d’un marché de plus d’un milliard d’euros. Une tendance qui marque l’intérêt de plus en plus de communes en France d’utiliser un matériel plus respectueux de l’environnement mais aussi des agents, avec moins de vibration, moins de bruit et un poids plus léger. Laissez-vous donc tenter, à l’image de villages comme Mesnières-en-Bray !

12

comme le nombre de tonnes de CO2 par an que peut capturer un gazon entretenu

Les gazons sont loin d’être dépassés, en assurant des services environnementaux précieux. Ainsi, 1 m2 de pelouse libère 100 L d’eau par an, 100 m2 de pelouse équivalent à 70 tonnes d’air conditionné ou encore 10 à 12 tonnes de CO2 par an peuvent être capturées par un gazon entretenu. Optez donc pour des mélanges de gazons résistants à la sécheresse qui vous permettront de garantir ces services tout en limitant l’arrosage.

150

comme le nombre moyen de litres d’eau à apporter à un arbre à la plantation.

L’arbre est un être vivant dont aucune commune, qu’elle soit en milieu urbain comme rural, ne devrait se passer. Pour donner toutes ses chances à l’arbre de survivre à la transplantation et de se développer le mieux possible, un arrosage important est nécessaire à la plantation. Ainsi, selon la taille de la fosse de plantation, il convient d’apporter 100 à 200 L d’eau pour plomber la motte, c’est-à-dire pour réduire toutes les cavités d’air autour de la motte et permettre à la terre de se mettre en place. Un suivi d’arrosage d’une durée de 2 à 3 ans doit ensuite permettre à l’arbre de s’installer durablement, avec des apports conséquents et réguliers, adaptés aux besoins de l’espèce en place et à la pluviométrie à venir (mieux vaut 150 L tous les 15 jours, que 15 L tous les jours par goutte-à-goutte, ce qui habitue l’arbre à un confort d’accès à l’eau). Ainsi, vous pourrez offrir de l’ombre et de la fraîcheur aux parents attendant à la sortie de l’école, aux personnes âgées se promenant la journée, aux enfants jouant dehors ou encore aux voitures stationnées…