Archives de catégorie : Le chiffre

8

Comme le nombre de français sur 10 qui souhaitent vivre à côté d’un espace vert

Alors que les élections municipales approchent, il est temps de donner des arguments aux candidats pour intégrer dans leur programme des actions en faveur de la végétalisation de nos villes et nos villages. Ainsi, d’après l’enquête UNEP-IFOP 2016 « Ville en vert, ville en vie : un nouveau modèle de société », plus de 8 français sur 10 souhaitent vivre à côté d’un espace vert. Un chiffre à ne pas négliger, surtout face aux enjeux de revitalisation de nos petites communes et bourgs ruraux.

1,3

Seul 1,3 % du budget municipal est consacré en moyenne aux espaces verts en ville (d’après le Palmarès des villes vertes 2017). Un budget largement insuffisant quand l’on sait « que 8 Français sur 10 trouvent qu’il n’y pas assez de végétal en centre-ville », relaye la dernière étude Unep – IFOP sur les rapports qu’entretiennent les Français avec leur jardin. Aussi, dans les tendances, 1 Français sur 2 perçoit le jardin potager et fruitier comme le jardin idéal. Une opinion qui s’est largement renforcée ces dernières années avec, il y a 8 ans, seulement un tiers des Français qui partageait cette opinion. « Cette augmentation de 50% s’accompagne d’une volonté forte de renouer avec la nature ! ».

6,5

Comme le nombre maximal de degrés en moins grâce un espace végétalisé

Les impacts environnementaux de la végétation dans les espaces publics sont largement positifs. Ainsi, la plantation des nombreux arbres et la végétalisation d’une grande surface participent à la réduction des îlots de chaleur et à prévenir les changements climatiques. Au moment des pics de chaleur, l’ensemble de la végétation implantée permet ainsi de réduire jusqu’à 6,5 °C la température par rapport à une surface nue minérale. Un argument très recevable pour développer son patrimoine arboré !

1 000

comme le nombre d’arbres qui va être planté à Cusset, en lien avec les habitants

Demain prend racine à Cusset dans l’Allier… En effet, la question de l’arbre en ville interroge aussi bien le cadre de vie que l’environnement voire la santé. Conscients des enjeux urbanistiques et biologiques, les élus de la ville de Cusset (03) ont opté pour une politique active sur leurs chantiers (voirie et rénovation urbaine), depuis plusieurs années. Cela aura conduit jusqu’à ce jour à la plantation de plus de 800 arbres dans les lieux publics. Durant l’année 2019, la commune a lancé son opération « 1 000 arbres pour Cusset ». Une initiative qui doit permettre aux habitants de devenir acteurs de leur environnement, en s’engageant à adopter et à prendre soin d’un arbre. Des initiatives qui, cumulées, impacteront considérablement les conditions de vie à venir. C’est ainsi que la Ville a proposé aux Cussétois de s’inscrire sur la plateforme citoyenne de la ville de Cusset www.jeparticipe-cusset.com pour participer à l’initiative et choisir parmi dix essences au choix (sapin de Corée, cèdre bleu de l’Atlas, cèdre du Japon, cerisier bigarreau…). Ainsi, le samedi 9 novembre, les participants seront invités à prendre possession de leur arbre et prendront l’engagement d’en prendre soin en signant une charte des 1 000 arbres pour Cusset !

70

comme le pourcentage maximal d’économie en eau permis par un système d’arrosage en goutte-à-goutte enterré par rapport à un système d’aspersion

Avec des épisodes de sécheresse plus intenses, les jardiniers ont aujourd’hui de grandes difficultés à maintenir des plantations de qualité. Face à cela, le choix de systèmes en goutte-à-goutte limite considérablement les pertes d’eau d’arrosage par évaporation. Les réseaux posés en surface sont à privilégier dans des zones régulièrement travaillées, comme les massifs d’annuelles, nécessitant un déplacement fréquent des réseaux. Les systèmes enterrés peuvent, quant à eux, être installés pour l’irrigation des massifs pérennes et des grandes étendues de pelouse et permettent donc de réaliser des économies en eau de l’ordre de 30 à 70 % par rapport à un système d’aspersion !

86

comme le pourcentage de ruraux favorables au renforcement de la biodiversité dans l’espace public

OpinionWay a interrogé l’an dernier, pour le bureau d’architectes Art and Built, près de 1 500 Français (urbains et ruraux) afin de connaître leur regard sur la biodiversité en ville. Au final, 86 % des ruraux sont favorables au renforcement de la biodiversité en milieu urbanisé (et 88 % des urbains). Il ressort ainsi que les différentes formes de nature en ville (toitures, murs, prairies fleuries…) et leur rôle dans la biodiversité doivent être davantage valorisés : pour 52 % des urbains, il y a de la biodiversité en ville uniquement dans les espaces verts. Les bienfaits économiques (« retour sur investissement ») doivent aussi être mieux compris par la population : 60 % des urbains estiment qu’avoir plus de biodiversité en ville coûte cher.

11 500

La disparition annuelle de 11 500 km de haies en France est une cause directe de l’effondrement de la biodiversité et de l’amplification des catastrophes climatiques visibles sur nos territoires. L’arbre et la haie se retrouvent propulsés au cœur de ces problématiques comme une solution indéniable. Conscients de l’importance de sauver leur bocage, des agriculteurs ont créé un label pour préserver les haies. Ainsi, pour endiguer l’érosion bocagère et sauver les haies en France, des agriculteurs et leurs structures de valorisation du bois, appuyés par le réseau d’experts de la haie Afac-Agroforesteries, ont initié, avec le soutien financier des Régions Bretagne, Pays de la Loire et Normandie, une certification pour préserver les haies. Il labellisera les bonnes pratiques de gestion des haies par les agriculteurs et garantira la maitrise d’une filière de production de bois éthique, durable et locale. Bien plus qu’un outil de développement économique des territoires, ce label est un moyen de protéger et de gérer un bien commun précieux et d’intérêt général. Le lancement officiel aura lieu le 4 octobre prochain.

40

Cela n’aura échappé à personne : 2019 est, pour la France comme pour la planète entière, une année de records de température et d’autres indices météorologiques. En juillet, déjà plus de 70 départements sont concernés par des mesures de restrictions d’usage de l’eau. Et cela devrait s’aggraver dans les années à venir avec des prévisions de raréfaction de l’eau, si bien qu’à l’horizon 2050, le débit moyen des rivières, fleuves et nappes phréatiques devrait diminuer de l’ordre de 10 à 40 %. Ainsi, il devient urgent de valoriser l’eau de pluie, véritable ressource, par le biais de la récupération des eaux de toiture notamment. Il existe différents systèmes pour s’adapter à tous les contextes et moyens, petits ou grands, et pour stocker suffisamment d’eau permettant de devenir autonome quant à l’arrosage des massifs ou au nettoyage des véhicules.

10 400

Porté depuis dix ans par la Mission Mécénat de Voies Navigables de France (VNF), l’important travail de replantation le long des berges du canal du Midi compte, à ce jour, 10 400 arbres replantés, dont 2 400 durant l’hiver dernier. Pour sauver ce patrimoine exceptionnel et remplacer les nombreux platanes décimés par le chancre coloré, la Fondation du Patrimoine, par le biais de la « Mission Stéphane Bern », a accordé une donation de 120 000 € au vaste programme de replantation des berges du canal avec de nouvelles essences d’alignement peu sensibles aux maladies et aux ravageurs et de houppier haut. Parmi elles, le frêne oxyphylle ou blanc, le chêne pubescent ou pédonculé et le tilleul à grandes feuilles, espèces à la fois endémiques, à la longévité minimale de 100 ans et assurant un rôle de fixation des berges.

4,7

comme le nombre de millions de tonnes de déchets verts et de biodéchets qui sont collectés chaque année

En France, chaque année, ce sont en effet plus de 4,7 millions de tonnes de déchets verts et biodéchets qui sont collectés et qui doivent pouvoir être réutilisés à bon escient. Voilà le constat qui a été posé lors de la table ronde organisée par Pellenc, l’ADEME et l’Unep, le 24 juin dernier, sur le thème “Déchets verts et économie circulaire”.  Ainsi, il est important de mettre en œuvre des bonnes pratiques pour réduire la production et mieux valoriser les résidus végétaux. Pour Sandrine Candelier, du Pôle Économie Circulaire de l’ADEME : “le but principal est d’éviter de détruire et de jeter ces résidus pour les considérer comme une ressource. Il faut pouvoir utiliser cette matière organique indispensable pour les jardins, leurs sols et leurs plantes”. Pour Emmanuel Delannoy, conférencier et consultant spécialisé en économie circulaire : ‘il s’agit d’appliquer le concept d’économie circulaire aux espaces verts en tous les outils à disposition”.