Archives de catégorie : Le chiffre

70

comme le pourcentage maximal d’économie en eau permis par un système d’arrosage en goutte-à-goutte enterré par rapport à un système d’aspersion

Avec des épisodes de sécheresse plus intenses, les jardiniers ont aujourd’hui de grandes difficultés à maintenir des plantations de qualité. Face à cela, le choix de systèmes en goutte-à-goutte limite considérablement les pertes d’eau d’arrosage par évaporation. Les réseaux posés en surface sont à privilégier dans des zones régulièrement travaillées, comme les massifs d’annuelles, nécessitant un déplacement fréquent des réseaux. Les systèmes enterrés peuvent, quant à eux, être installés pour l’irrigation des massifs pérennes et des grandes étendues de pelouse et permettent donc de réaliser des économies en eau de l’ordre de 30 à 70 % par rapport à un système d’aspersion !

86

comme le pourcentage de ruraux favorables au renforcement de la biodiversité dans l’espace public

OpinionWay a interrogé l’an dernier, pour le bureau d’architectes Art and Built, près de 1 500 Français (urbains et ruraux) afin de connaître leur regard sur la biodiversité en ville. Au final, 86 % des ruraux sont favorables au renforcement de la biodiversité en milieu urbanisé (et 88 % des urbains). Il ressort ainsi que les différentes formes de nature en ville (toitures, murs, prairies fleuries…) et leur rôle dans la biodiversité doivent être davantage valorisés : pour 52 % des urbains, il y a de la biodiversité en ville uniquement dans les espaces verts. Les bienfaits économiques (« retour sur investissement ») doivent aussi être mieux compris par la population : 60 % des urbains estiment qu’avoir plus de biodiversité en ville coûte cher.

11 500

La disparition annuelle de 11 500 km de haies en France est une cause directe de l’effondrement de la biodiversité et de l’amplification des catastrophes climatiques visibles sur nos territoires. L’arbre et la haie se retrouvent propulsés au cœur de ces problématiques comme une solution indéniable. Conscients de l’importance de sauver leur bocage, des agriculteurs ont créé un label pour préserver les haies. Ainsi, pour endiguer l’érosion bocagère et sauver les haies en France, des agriculteurs et leurs structures de valorisation du bois, appuyés par le réseau d’experts de la haie Afac-Agroforesteries, ont initié, avec le soutien financier des Régions Bretagne, Pays de la Loire et Normandie, une certification pour préserver les haies. Il labellisera les bonnes pratiques de gestion des haies par les agriculteurs et garantira la maitrise d’une filière de production de bois éthique, durable et locale. Bien plus qu’un outil de développement économique des territoires, ce label est un moyen de protéger et de gérer un bien commun précieux et d’intérêt général. Le lancement officiel aura lieu le 4 octobre prochain.

40

Cela n’aura échappé à personne : 2019 est, pour la France comme pour la planète entière, une année de records de température et d’autres indices météorologiques. En juillet, déjà plus de 70 départements sont concernés par des mesures de restrictions d’usage de l’eau. Et cela devrait s’aggraver dans les années à venir avec des prévisions de raréfaction de l’eau, si bien qu’à l’horizon 2050, le débit moyen des rivières, fleuves et nappes phréatiques devrait diminuer de l’ordre de 10 à 40 %. Ainsi, il devient urgent de valoriser l’eau de pluie, véritable ressource, par le biais de la récupération des eaux de toiture notamment. Il existe différents systèmes pour s’adapter à tous les contextes et moyens, petits ou grands, et pour stocker suffisamment d’eau permettant de devenir autonome quant à l’arrosage des massifs ou au nettoyage des véhicules.

10 400

Porté depuis dix ans par la Mission Mécénat de Voies Navigables de France (VNF), l’important travail de replantation le long des berges du canal du Midi compte, à ce jour, 10 400 arbres replantés, dont 2 400 durant l’hiver dernier. Pour sauver ce patrimoine exceptionnel et remplacer les nombreux platanes décimés par le chancre coloré, la Fondation du Patrimoine, par le biais de la « Mission Stéphane Bern », a accordé une donation de 120 000 € au vaste programme de replantation des berges du canal avec de nouvelles essences d’alignement peu sensibles aux maladies et aux ravageurs et de houppier haut. Parmi elles, le frêne oxyphylle ou blanc, le chêne pubescent ou pédonculé et le tilleul à grandes feuilles, espèces à la fois endémiques, à la longévité minimale de 100 ans et assurant un rôle de fixation des berges.

4,7

comme le nombre de millions de tonnes de déchets verts et de biodéchets qui sont collectés chaque année

En France, chaque année, ce sont en effet plus de 4,7 millions de tonnes de déchets verts et biodéchets qui sont collectés et qui doivent pouvoir être réutilisés à bon escient. Voilà le constat qui a été posé lors de la table ronde organisée par Pellenc, l’ADEME et l’Unep, le 24 juin dernier, sur le thème “Déchets verts et économie circulaire”.  Ainsi, il est important de mettre en œuvre des bonnes pratiques pour réduire la production et mieux valoriser les résidus végétaux. Pour Sandrine Candelier, du Pôle Économie Circulaire de l’ADEME : “le but principal est d’éviter de détruire et de jeter ces résidus pour les considérer comme une ressource. Il faut pouvoir utiliser cette matière organique indispensable pour les jardins, leurs sols et leurs plantes”. Pour Emmanuel Delannoy, conférencier et consultant spécialisé en économie circulaire : ‘il s’agit d’appliquer le concept d’économie circulaire aux espaces verts en tous les outils à disposition”.

8 500

comme le nombre de kilomètres de haies qui disparaissent chaque année en France

En France, chaque année, 11 500 km de haies sont détruits, contre 3 000 km replantés, ce qui amène à un bilan négatif de 8 500 km de haies en moins tous les ans. Ainsi, malgré les nombreux programmes d’aides pour planter des haies et les initiatives un peu partout en France, le linéaire de haies régresse toujours. Pourtant, elles font partie de notre patrimoine agricole, témoins des pratiques et des paysages ancestraux. Et leurs avantages et bienfaits sont multiples : réservoir de biodiversité, corridor écologique, absorption du carbone, effet brise-vent, protection des cultures, lutte contre l’érosion et les crues, volet de l’agroforesterie, diminution des températures, mais aussi intégration de l’urbanisation en contexte rural notamment. Ainsi, il est urgent de prendre conscience de cet état actuel et de renverser la donne, en plantant des haies pour profiter de tous leurs bienfaits !

1 240

comme le nombre de millions d’euros que représente le chiffre d’affaires de production des horticulteurs et pépiniéristes en France

Selon la première édition des ‘Chiffres clés’ de la production française portée par la FNPHP (Fédération Nationale des Producteurs de l’Horticulture et des Pépinières), la production des horticulteurs et pépiniéristes français représente un chiffre d’affaires de 1 240 millions d’euros, dont 37 % sont dégagés par les adhérents à la FNPHP. La production de végétaux, c’est aussi plus de 3 300 entreprises, 16 000 ha de production et 10 000 emplois permanents ! Pour François Félix, président de la FNPHP, « la production horticole est une branche d’activité avec un formidable potentiel d’avenir. Nous avons su organiser la filière avec des circuits courts et une interprofession qui recouvre les marchés du paysage et la distribution spécialisée de végétaux. La qualité de notre production est véritablement mise en avant grâce à des labels comme Fleurs de France ou le Label Rouge. Finalement, c’est à nous, producteurs, tous ensemble, de nous affirmer en tant qu’acteurs incontournables de la révolution sociétale actuelle ! Nous sommes les fabricants de la matière première végétale, indispensable à la préservation de l’environnement et la biodiversité ».

230


Cet arbre-oiseau « Arburcellu » est arrivé à la 4e place au concours de l’arbre européen de l’année 2019.

« Un air de rapace protecteur aux ailes d’écorce déployées … » Ce serait un incendie qui aurait sculpté ce chêne liège, situé à Ghisonaccia en Haute-Corse, son cœur calciné en témoignant. « Un sentiment de protection grandit quand on s’approche de ses ailes, et, fugace, disparaît déjà après quelques pas ». L’arbre-oiseau, dont l’âge est estimé entre 200 et 230 ans, est bien mystérieux. C’est d’ailleurs l’arbre de l’année français 2018 qui a conquis le public. Exposé aux intempéries, le chêne reste fragile mais il peut compter sur la bienveillance de tous ses protecteurs pour animer encore longtemps ce morceau de paysage corse. Au premier rang de ce concours européen mettant l’arbre sur le devant de la scène, on retrouve l’amandier des monts enneigés de Pécs, en Hongrie. En seconde place, le chêne d’Abramtsevo en Fédération de Russie, puis le chêne séculaire de Monte Barbeiro au Portugal.

80

comme le pourcentage de vers de terre ayant disparu des sols cultivés en France.
Selon l’INRA, 80 % des vers de terre ont disparu des sols cultivés en France. Un constat inquiétant dû, entre autres, aux pratiques de l’agriculture intensive (labours profonds, produits phytosanitaires utilisés de façon massive…). Chacun à son échelle peut agir pour contrer cette diminution alarmante des populations de vers de terre, notamment en mettant en œuvre des gestes respectueux de la vie du sol : travail superficiel sur quelques centimètres, paillage, amendements organiques, compostage… La prise en compte de la nature des sols déjà en place est également une piste à privilégier pour orienter ses aménagements, en optant notamment pour des pratiques permettant de régénérer la vie et la richesse du sol (engrais verts, engazonnements pour sols pauvres, biodynamisation…).