Habituellement en acier, des treillages sont disponibles en bois (pin des Landes traité autoclave ou iroko), comme ceux proposés par la société Treillage Martin. Les dimensions sont sur-mesure.

A défaut d’ériger un mur végétalisé ou d’augmenter la présence des massifs fleuris, faute de place disponible, des jardiniers sont de plus en plus nombreux à végétaliser des façades avec des plantes grimpantes. Pergolas, treillis métalliques, câbles tendus… sont autant de supports de végétalisation, design et fonctionnels, pour cadrer et faciliter le développement des rosiers, lierres, chèvrefeuilles ou autres glycines. Des œuvres exclusives et sur-mesure sont également très prisées pour leur capacité à structurer les jardins en 3D.

Les plantes prennent de la hauteur et habillent les façades. Plus qu’un effet de mode, c’est un besoin, une nécessité, transformant un espace de transit dépourvu de surfaces fleuries au niveau du sol, à l’image d’une rue ou d’une ruelle étroite, en une zone de confort, aussi bien sur le plan visuel que climatique. Car il est évident qu’un mur bétonné ‘nu’, ouvert sur la ville et aux yeux de tous, est bien plus disgracieux que le même mur prospecté par un cortège de rosiers grimpants ou de chèvrefeuilles en fleurs. Aujourd’hui, le végétal est un bien précieux pour rendre le bâti chaleureux et, ce qui ne gâche rien, fonctionnel sur le plan climatique. En effet, les plantes grimpantes comme tous les autres végétaux, captent le carbone atmosphérique, rejettent de l’oxygène, rafraîchissent localement l’atmosphère, y compris à l’intérieur des bâtiments… Et les plantes au feuillage persistant, à l’instar des lierres, sont d’autant plus actives !
Cependant, une plante grimpante ne l’est réellement qu’en présence d’une structure guidant harmonieusement son développement. C’est pourquoi, des fabricants proposent une multitude de solutions, toutes plus esthétiques les unes que les autres afin de rendre la ville plus verte et agréable.

Les arceaux de la société Métal Vert se prêtent à tous les styles et envies des collectivités. Alignés, ils forment, sur de plus ou moins longues distances, un passage habillé de rosiers, de jasmins… jusqu’à parfois créer de véritables tunnels, sortes de petites alcôves et de refuges intimes.

Les treillages
Pour beaucoup, les treillages ont l’unique vocation de servir le végétal, et non l’inverse. Ont-ils raison ou tort ? “Il y a deux avantages à opter pour un treillage : tout d’abord, cet équipement propose, par ses mailles, un support rigide, sans déformations, et bien adapté à la croissance de la plante. En ce qui concerne les solutions murales, un espace de 20 mm est d’ailleurs prévu entre le treillis et le mur, afin de donner la possibilité aux plantes grimpantes de s’installer aisément sur le support grâce à des entretoises. Autre avantage, en hiver, c’est le treillis décoratif et non la plante qui fait office d’embellissement du cadre de vie” indique Sabrina Brand, de la société Brand Conception, qui propose notamment les treillis muraux ‘Erable’, aux mailles ‘design’ en forme de vagues. Cette solution s’intercale également entre deux panneaux et/ou gabions décoratifs. Le rendu est moderne et hautement décoratif. De son côté, la société Jacksons Clôtures propose des treillis plastifiés noir (ou autres couleurs sur demande), de 700 mm d’épaisseur, dont la simplicité des formes est de rigueur. Objectif : transparence !
Généralement en acier, les treillages sont également disponibles en bois (pin des Landes traité autoclave ou iroko), et sur-mesure qui plus est, à l’image de ce que peut réaliser la société Treillage Martin. Vous demandez, ils fabriquent !

Adaptées à la végétalisation de grandes façades (car moins de perçages lors de la mise en œuvre), les structures ‘Webnet’ de Jakob sont constituées d’un filet métallique souple et flexible, reposant en périphérie sur des câbles tendus en inox.

Câbles et structures flexibles
“Il faut d’abord sélectionner les plantes grimpantes avant de choisir leur(s) support(s)” recommande Nicolas Dolbeau, directeur marketing et communication chez Jakob. “Opter pour des câbles est certainement la solution la plus simple à installer. Ils s’adaptent à la longueur des murs et à la hauteur souhaitée” indique-t-il, en parlant des produits ‘Green Solutions’. Concrètement, ces câbles en inox 316 L sont fixés au mur à l’aide d’entretoises, vissées dans un trou préalablement comblé de résine chimique. Aux angles des mailles, des anneaux en PVC permettent de resserrer efficacement les câbles. “Leur maillage est fonction de ce que souhaite le jardinier et du développement des plantes grimpantes. Par exemple, pour une plante qui prend 50 cm en un an, un maillage de 40 cm est suffisant. D’où l’importance de connaître les caractéristiques physiologiques des plantes grimpantes qui seront installées” précise-t-il. Autre solution proposée par la société Jakob : les structures ‘Webnet’, davantage adaptées aux grandes surfaces à végétaliser. Il s’agit ni plus ni moins d’un filet métallique souple et flexible, reposant en périphérie sur des câbles tendus en inox, vissés dans la façade (selon le même principe que Greens Solutions). “Cette solution nécessite moins de perçages. La mise en œuvre est cependant un peu plus complexe, car il faut ‘tricoter’ le filet sur les câbles extérieurs” précise-t-il.

A travers un réseau de mailles, un treillage, à l’image de celui proposé par la société Brand Conception, est un support adapté à la croissance des plantes grimpantes. En hiver, c’est le treillis et non la plante qui embellit le cadre de vie.

Des œuvres d’art,  supports à grimper
Outre les gloriettes, kiosques ou autres œuvres monumentales, appréciables aussi bien à l’état brut qu’en supports de végétaux, des entreprises, qualifiées d’artisanales au regard de leur savoir-faire, imaginent, conçoivent sur-mesure et proposent aux jardiniers des villes des structures d’un autre style : des arceaux, semblables à des pergolas. “D’allure moderne ou historique, les arceaux donnent au jardin un volume, une profondeur, un style” affirme Baptiste Joly, directeur de Métal Vert. Et tous les styles sont permis : tout d’abord, les arceaux cintrés, les plus classiques. Ils se caractérisent par deux montants verticaux (parfois habillés de tôles laser découpées), surmontés d’un arc de cercle, d’où se développent, par l’intérieur ou l’extérieur, les plantes grimpantes. Bien souvent, les jardiniers alignent les arceaux, marquant ainsi sur de plus ou moins longues distances un passage habillé de rosiers, de jasmins… Jusqu’à parfois créer de véritables tunnels, sortes de petites alcôves et de refuges intimes. Certains jardiniers disposent aussi les arceaux côte à côte, prospectés individuellement par une seule plante, histoire de mettre en valeur des collection de rosiers ou de clématites. Autant dire, l’idéal pour concevoir une roseraie ! En revanche, un arceau, seul, fait office de Torii, ces portes d’entrée japonaises dont la fonction est de séparer le monde physique du symbolique. Les arceaux en forme de ‘anse de panier’, dotés d’un double rayons de cintrage ou bien encore en forme de carène de bateau renversée, sont aussi prisés par les jardiniers.
Dans tous les cas de figure, les arceaux, au même titre que les pergolas et les gloriettes, structurent le jardin, créent du volume et embellissent. De quoi faciliter le développement des plantes grimpantes dans nos villes et villages !

Jacksons Clôtures mise sur l’efficacité, la simplicité et la transparence avec ce treillis métallique plastifié noir (ou autres couleurs sur demande), de 700 mm d’épaisseur.

Article du numéro de Mars 2019, abonnez-vous

Plantes grimpantes : quel(s) support(s) ?

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